Un bloc multiprise derrière le meuble télé, un autre sous le bureau, une rallonge qui longe la plinthe. Cette organisation se retrouve dans une maison sur deux. Un électricien aux Sorinières commence souvent par compter les socles réellement disponibles.
Le manque de prises ne date pas d’hier. Une maison des années soixante-dix a été câblée pour une télévision, une lampe et un aspirateur.

Pourquoi la multiprise pose problème
Une multiprise ne crée pas de puissance. En fait, elle divise celle qui arrive par un seul socle, prévu pour 16 ampères.
Tant qu’on y branche des lampes et un ordinateur, tout va bien. En effet, la consommation cumulée reste très basse.
Le problème surgit en revanche avec les appareils qui chauffent. Par exemple, un radiateur d’appoint, un fer ou une bouilloire tirent chacun 2000 watts.
Deux appareils de ce type sur la même multiprise dépassent donc la limite du socle. Ainsi, le bloc chauffe sans que le disjoncteur ne bouge.
C’est le point que beaucoup ignorent. En effet, le disjoncteur protège le câble mural, plutôt que la rallonge branchée au bout.
Par ailleurs, les blocs bon marché aggravent le risque. En effet, leurs contacts internes se desserrent vite, et un contact desserré chauffe.
Le chaînage de deux multiprises l’une sur l’autre ferme la marche. La norme l’interdit, et la pratique lui donne raison.
Combien de prises par pièce
Le texte en vigueur fixe des minimums par pièce. Certes, ils paraissent généreux, mais ils datent déjà d’une quinzaine d’années.
Un séjour demande par exemple une prise par quatre mètres carrés, avec cinq socles au minimum. De même, une chambre en réclame trois, un bureau quatre.
La cuisine suit en revanche ses propres règles, plus strictes. De même, le couloir et les dégagements de plus de quatre mètres carrés veulent au moins un socle.
Ces chiffres valent pour le neuf. Toutefois, rien n’oblige à s’y conformer dans l’ancien, même s’ils donnent une cible raisonnable.
Nous les utilisons comme base de discussion. Un client sait alors ce qui lui manque avant de choisir ce qu’il ajoute.
L’usage a beaucoup changé depuis la rédaction de ces textes. Le télétravail a transformé une chambre sur deux en bureau.
Un poste complet réclame donc quatre à cinq socles. À savoir : écran, ordinateur, imprimante, chargeurs et lampe, tous cumulés sur le même mètre carré.
Un électricien aux Sorinières pour ajouter un circuit
Ajouter des prises ne consiste pas à repiquer sur la plus proche. En effet, cette facilité surcharge un circuit déjà en place.
La règle limite à douze socles par départ de 16 ampères en 1,5 millimètre carré. En 2,5 millimètres carrés, le disjoncteur passe à 20 ampères.
Il faut donc compter les prises existantes avant d’en poser une de plus. Or beaucoup de circuits anciens sont déjà pleins.
La création d’un départ neuf reste donc souvent la bonne réponse. Toutefois, elle demande une place libre dans le tableau et un chemin jusqu’à la pièce.
Le chemin décide du prix, plutôt que la prise elle-même. Par exemple, une plinthe démontable ou des combles accessibles changent tout.
Nous repérons ce parcours pendant la visite. Le devis distingue ensuite la création du départ et la pose de chaque socle.
Les solutions quand aucun chemin ne passe
Une plinthe technique remplace la saignée dans bien des cas. Le profilé se peint et disparaît une fois la teinte du mur reprise.
La goulotte d’angle rend ensuite le même service dans un garage ou un bureau. Elle accepte aussi le passage d’un câble réseau.
Le déplacement d’une prise existante suffit parfois. Ainsi, remonter un socle de vingt centimètres évite d’en créer un autre.
Le doublement d’un socle en boîte double reste possible si le circuit le permet. On ajoute un mécanisme sans tirer un mètre de câble.
Cette solution a une limite claire. Elle ne règle rien quand la vraie difficulté vient de la puissance disponible sur le circuit.
Une boîte double impose aussi de vérifier la place. Le volume disponible derrière la cloison décide de la faisabilité.
Sur une cloison en plaque de plâtre, l’opération reste simple. En revanche, dans une brique pleine, la scie cloche travaille bien plus longtemps.
Les signes d’une installation à bout de souffle
Le manque de prises s’accompagne souvent d’autres faiblesses. Voici les indices que nous relevons pendant une visite :
- Des rallonges permanentes qui passent sous une porte ou un tapis.
- Un socle qui bouge dans le mur quand on retire une fiche.
- Des prises sans terre reconnaissables à leurs deux trous seulement.
- Un bloc multiprise tiède au toucher après une soirée d’usage.
- Une plaque de prise jaunie ou déformée près d’un appareil de chauffe.
Le socle qui bouge mérite une réponse rapide. En effet, ses griffes ne tiennent plus dans la boîte, et les conducteurs travaillent à chaque manipulation.
La plaque jaunie raconte quant à elle une histoire de chaleur. En effet, le plastique a vieilli sous l’effet d’un contact médiocre, pendant des mois.
Le tapis inquiète en revanche pour une autre raison. En effet, un câble écrasé et piétiné finit par perdre son isolant, sans que rien ne se voie.
Les prises sans terre posent un problème différent. Elles ne présentent aucun danger tant qu’on y branche une lampe ou un chargeur.
Le risque apparaît en revanche avec les appareils à carcasse métallique. Par exemple, un lave-linge, un réfrigérateur ou un four ont besoin de ce troisième conducteur.
Faute de terre, un défaut d’isolement met la carcasse sous tension. Rien ne coupe, et la personne qui touche l’appareil devient le chemin vers le sol.

Le contrôle qui précède les travaux
La photo montre un contrôle d’installation en cours. Cette étape précède utilement tout ajout de circuit.
Nous mesurons d’abord la résistance de terre. En effet, sans valeur correcte, ajouter des prises revient à multiplier les points sans protection.
Vient ensuite le test des différentiels, bouton de test puis appareil de mesure. Un différentiel de plus de dix ans se bloque parfois en position fermée.
Nous relevons enfin l’isolement de chaque circuit. Une valeur faible signale un câble fatigué, qu’il vaut mieux remplacer avant de le charger davantage.
Le relevé complet prend une à deux heures. Ainsi, il évite de bâtir du neuf sur une base qui ne tient plus.
Le compte rendu chiffré reste au client. Il sert de point de départ à la discussion sur les priorités.
Beaucoup de propriétaires découvrent ainsi une bonne nouvelle. En effet, leur installation tient la route, et quelques ajouts suffisent.
D’autres apprennent l’inverse, ce qui reste utile. Mieux vaut savoir avant d’investir dans une cuisine ou une extension.
Le prix d’un ajout de prises
Le taux horaire va de 65 à 85 euros HT. Comptez 40 euros HT de déplacement en journée, 60 euros HT hors horaires.
Une prise ajoutée sur un circuit existant revient à 80 à 150 euros, pose comprise. Le prix suit la difficulté du passage, pas le matériel.
La création d’un départ complet, du tableau jusqu’à la pièce, se situe entre 200 et 400 euros. Un contrôle d’installation préalable compte 150 à 250 euros.
Du bourg à la Guillonnière : notre secteur
Nos techniciens couvrent le centre, les lotissements et les hameaux vers la Sèvre. Les zones d’activité de la commune font partie de la tournée.
Le secteur couvre aussi Rezé, Vertou et Nantes. Pont-Saint-Martin, Le Bignon et Saint-Sébastien-sur-Loire font partie de la zone. Bouguenais et La Chevrolière complètent le périmètre.
Ce territoire s’est densifié en deux temps. De ce fait, les pavillons des années soixante-dix côtoient des programmes bien plus récents.
Un électricien aux Sorinières adapte donc son diagnostic à la rue. Le nombre de socles d’origine trahit presque toujours la décennie de construction.
Une équipe qui compte avant de percer
Le camion embarque boîtes d’encastrement, mécanismes, plinthes techniques et scie cloche. Le détecteur de métaux suit systématiquement.
Nous relevons le nombre de socles par circuit avant toute pose. Ce comptage évite de saturer un départ déjà chargé.
Pour un état des lieux complet, voyez la page contrôle d’installation électrique. L’ensemble de nos prestations figure sur la page électricité. Appelez le 09.72.20.18.10 ou passez par le formulaire en bas de page.

Questions fréquentes sur un électricien aux Sorinières
Combien de prises peut-on mettre sur un circuit ?
Douze socles au maximum sur un départ de 16 ampères en 1,5 millimètre carré. En 2,5 millimètres carrés protégé par 20 ampères, la limite reste la même en nombre, mais le circuit encaisse davantage de puissance. Une prise double compte pour un socle, une triple pour deux.
Est-il dangereux d’utiliser une multiprise en permanence ?
Tout dépend de ce qui y est branché. Des lampes et de l’électronique ne posent aucun problème. Un appareil de chauffe, en revanche, sature le socle et fait chauffer le bloc. Le disjoncteur ne protège pas la rallonge, seulement le câble encastré dans le mur.
Peut-on ajouter une prise sans faire de saignée ?
Oui, dans la plupart des cas. La plinthe technique, la goulotte et le passage par les combles ou le vide sanitaire évitent d’ouvrir un mur. La saignée reste réservée aux situations où aucun autre chemin n’existe, et elle impose une reprise de finition.
Quel est le coût d’un contrôle d’installation électrique ?
Entre 150 et 250 euros pour un logement courant, mesures et compte rendu compris. Le relevé porte sur la terre, les différentiels et l’isolement des circuits. Il se justifie avant des travaux, à l’achat d’un bien, ou après une série de pannes inexpliquées.
À voir aussi : notre électricien à Bouguenais et notre électricien à Treillières.


















